Rémi Lessard, curé / Parish Priest  
Fondation 1919
Évêque Joseph Hallé
Curé Edmond Pelletier
Fête patronale 15 août

En poste  
Curé Rémi Lessard
Population (2000) 3670
   

Index

  • C.P.P.: Vacant

  • C.P.P.: M. Chuck Mc Donald (ang)

  • C.A.É.: M. Clément Groleau

  •  Notre Triptyque

   

Un bref historique - N.B.: Ces notes sont une gracieuseté de Colombe Girard et Marthe Dallaire et furent publiées dans le cadre du 75e anniversaire de la paroisse Cathédrale en 1994.



  •  Liste des évêques
    qui ont dirigé le diocèse de Hearst depuis les débuts:

Mgr Joseph Hallé • 1919-1938
Mgr Joseph Charbonneau • 1939-1940

Mgr Albini Leblanc • 1940-1945

Mgr Georges-Léon Landry • 1946-1952

Mgr Louis Levesque • 1952-1964

Mgr Jacques Landriault • 1964-1971- Administrateur apostolique • 1971-1973

Mgr Roger Despatie • 1973-1993

Mgr Pierre Fisette • 1994-1995

Mgr André Vallée • 1996-2005

Mgr Vincent Cadieux   2006-2007 - Administrateur apostolique    2007 -

  •  Liste des curés qui ont desservi
    la paroisse Notre-Dame de l'Assomption depuis les débuts:

Edmond Pelletier • oct. 1919 à janvier 1922
Joseph-Gérard Audet (dit Lapointe) • déc. 1921 à juillet 1922
Raoul Guibord d'août • 1922 à août 1930
J.-M. Sauvé • 1930 à 1931
G.-Edouard Brosseau • 1931 à 1935
G. Fafard • 1935 à 1937
Léo-Marie Sylvain • 1937 à 1940
G.-Edouard Brosseau • 1940 à 1942
Joseph Payette • 1942 à 1945
Pierre Grenier • 1945 à 1971
Jean-Paul Décarie • 1971 à 1977
Jean-Roch Pelletier • 1977 à 1983

Fernand Villeneuve • 1983 à 1990
Jacques Fortin, Administrateur • 1990 à 1991
Gilles Gosselin • 1991 à 1998
Jean-Guy Mailloux • 1998 à 2001
Rémi Lessard • 2001 à


Aperçu historique

Hearst a vu le jour avec la construction du chemin de fer Transcontinental. Lors des premières années, notre ville s'appelait "Grant", en l'honneur de Sir William Grant, alors premier ministre de l'Ontario. Ce n'est qu'en 1922, lorsque la ville reçut sa charte, que le nom de Hearst fut substitué à celui de Grant.

Les missionnaires ne tardèrent pas à faire leur apparition à Hearst. De 1912 à 1917, des prêtres du diocèse de Haileybury venaient donner la mission une fois par mois.

En 1917, les Pères Oblats (de Moonbeam) prirent charge de la mission jusqu'en 1919. Le 18 avril 1919, le district fut érigé en Préfecture Apostolique, sous la direction de Mgr Joseph Hallé qui arriva à Hearst, accompagné de M. l'abbé Edmond Pelletier, prêtre du diocèse de Québec. En juin 1920, arriva M. l'abbé Zoël Lambert, nommé Prélat de Sa Sainteté, le 30 juillet 1943, et retraité à Saint-Nicolas, Québec, le 8 septembre, 1952 puis décédé à Hearst le 18 août, 1980.

La Préfecture Apostolique de Hearst devint Vicariat Apostolique le 17 novembre 1920.
Tout était à faire, la colonisation débutait à peine. La plupart des paroisses du diocèse de Hearst ont vu le jour entre 1920 et 1930.

Les premiers colons arrivèrent en 1912. Les Canadiens-français étaient en petit nombre. On comptait parmi eux Pierre Turgeon, Alfred Bélanger, Xavier Bélanger. Pierre Turgeon bâtit une maison de pension sur la rue qui porte aujourd'hui le nom de Front. Ainsi naissait le premier hôtel de Hearst. Il porta ensuite le nom d'Hôtel Windsor.

En 1918, Hearst n'était pas une ville. Un gros village si vous voulez, et encore. La population était en majorité anglaise et protestante. On voyageait alors à pied par la voie ferrée. A cette époque la vie n'était pas de tout repos. Il fallait travailler dur et batailler parfois pour se faire justice, lorsqu'arrivait le règlement de la coupe de bois. Pour ne pas payer une taxe sur chaque corde de bois, il fallait défricher un certain nombre d'acres par année. Les inspecteurs ne ménageaient pas leurs visites et parfois leurs mesures semblaient un peu courtes. Ce petit groupe de Canadiens-français, noyés dans une majorité anglaise, avaient la vie difficile, surtout s'ils ne parlaient pas l'anglais. N'eut été de l'intervention des curés, plusieurs colons auraient perdu une bonne partie de ce qui leur revenait. Ajoutons qu'à cette époque, la plupart étaient peu instruits et peu habitués à la bataille.

Depuis l'arrivée de Mgr Hallé, en 1919, jusqu'à la construction d'une église, la messe se célébrait au deuxième étage de l'évêché. La construction de la première église commença à l'automne 1919 pour se terminer au début de 1920. Mgr Hallé la bénissait le 6 février 1920. Elle devait se prêter au service religieux jusqu'au jour où elle fut partiellement détruite par le feu, en novembre 1951. En 1947, la paroisse avait construit une grande salle paroissiale. Après l'incendie de 1951, il fut décidé de la convertir en église, en attendant l'ouverture de la nouvelle cathédrale construite en 1968.

  • L'éducation et les religieuses enseignantes

Au mois de juillet 1920, arrivèrent à Hearst quatre sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Elles logèrent dans une petite maison, rue Kitchener. Un an plus tard, juillet 1921, elles déménagèrent dans l'ancienne maison de M. Adélard Blais, coin Kitchener et 9e rue. Dans cette maison, les Sœurs fondaient leur premier couvent. Huit petites filles et quatre petits garçons constituaient les premiers pensionnaires. Les garçons couchaient au sous-sol de l'évêché. Il y avait alors trois classes: une dans la maison de M. Adélard Blais, une dans le sous-sol de l'évêché, et une troisième dans le sous-sol de la première cathédrale.

En 1922, on construisit le couvent auquel on donna comme patron Saint-Joseph. Les Sœurs prirent possession du dit couvent au mois de septembre 1922. A partir de juillet, elles n'étaient que deux: en septembre, une troisième religieuse s'ajouta, et une quatrième en janvier. Les pensionnaires ayant augmenté, d'autres Sœurs vinrent prêter main-forte. À cette époque, il y avait quatre classes.

En 1929, l'inspecteur en chef du Ministère de l'éducation visitait les classes des externes qui se trouvaient au couvent. Il fut touché des conditions anormales dans lesquelles ces enfants vivaient. Il présenta un compte-rendu au gouvernement et obtint un octroi de $8,000 pour la construction d'une école. M. l'inspecteur C. Charron s'occupa activement de cette construction avec l'aide des commissaires D. Lafond, Léo Giroux, Adélard Blais, Charles Duguay, Edelbert Bégin. Mgr Zoël Lambert prit une très grande part à cette construction.

Dès le mois de mai 1930, la construction était en marche, et le 4 décembre, deux classes furent ouvertes. Le 4 janvier suivant toutes les classes étaient disponibles. L'école fut bénie et on lui donna comme patronne Ste-Thérèse.

Les Sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours quittèrent Hearst, au mois de juin 1941, pour être remplacées immédiatement par les Sœurs de l'Assomption de Nicolet qui ont consacré tous leurs efforts à l'éducation des jeunes. Elles maintinrent, au prix de sacrifices, un pensionnat qui hébergea les jeunes garçons jusqu'en 1956, et les filles jusqu'en juin 1973. Elles ouvrirent l'Académie St-Joseph en 1956 afin de dispenser aux filles de la région l'éducation au niveau secondaire, dont bon nombre étaient pensionnaires.

En 1991, notre communauté était heureuse d'accueillir et de fêter de nombreuses Sœurs de l'Assomption à l'occasion du 50e anniversaire de leur présence à Hearst.

Comme la population augmentait, deux nouvelles écoles primaires furent construites, les écoles St-Louis et St-Jacques. Dès le début, les religieuses en furent les principales responsables. En 1942, le Hearst High School dispensait l'éducation au niveau secondaire pour la population de Hearst. Cette école fut agrandie en 1967. L'Académie St-Joseph dut fermer ses portes en 1969 (et la section secondaire du Collège de Hearst en 1971). L'école secondaire de Hearst est maintenant une école à caractère bilingue et catholique et se nomme École Secondaire Hearst High School. En juillet 1992, on célébrait son 50ième anniversaire.

  • L'éducation post-secondaire

Avec la population grandissante, l'école primaire ne suffisait plus à répondre au besoin. C'est pourquoi Mgr Louis Lévesque, évêque de Hearst, décida de fonder un petit séminaire où nos jeunes pourraient pousser leurs études jusqu'au baccalauréat. Il s'agissait au début d'une école secondaire privée où l'on donnait une éducation catholique française. Elle ouvrit ses portes le 8 septembre, 1953.

L'affiliation du Séminaire à l'Université Laurentienne de Sudbury en 1958 lui permit d'offrir les cours requis pour l'obtention d'un baccalauréat ès Arts. L'institution reçut sa charte d'incorporation du gouvernement de l'Ontario en 1959 et porta alors le nom de Collège de Hearst. En 1970, il doit abandonner le niveau secondaire et se consacrer uniquement à des cours universitaires. Reconnu comme institution publique en 1971, il s'est nommé le Collège Universitaire de Hearst, mais il prend maintenant le nom d'Université de Hearst.
Commerce et industries

Les lignes de chemin de fer "Algoma Central" et "National Transcontinental Railway" contribuèrent à l'avancement de l'économie de la ville de Hearst. Les produits forestiers étant la principale source de revenus, on vit s'établir dans la région de nombreux moulins à scie. En 1921-22, McNeil et Pellow, Haman, Huard. Plus tard s'installent Selin, Newago, Fontaine, Lecours, Lévesque et Gosselin. Une industrie en appelle une autre. Celle du bois a donné naissance à celle du transport, de la vente des tracteurs, des camions et autres machines requises pour le bon fonctionnement de l'industrie du bois. L'évolution se poursuit avec la modernisation des moulins, et l'addition de la fabrication de panneaux agglomérés et de contreplaqué, propriétés de Yvon Lévesque (maintenant propriété de Columbia Forest Products). Il y eut aussi les opérations de Bio Shell qui ont connu leurs débuts en 1980 et ont continué jusqu'en mars 1991.

Le commerce occupe aussi une place importante dans la vie économique de Hearst. En 1922-23, il y avait deux banques, Hochelaga et Impérial. En 1994, reste toujours l'Impérial, la Nouvelle-Écosse ouvre ses portes en 1968 et la Caisse Populaire en 1944.

Au début, nous n'avions que quelques hôtels, un magasin général, une épicerie, un bureau de poste, quelques pompiers et un policier. Que de services commerciaux se sont ajoutés depuis.

  • L'agriculture

D'autre part, l'agriculture s'avéra également un élément important dans le développement et l'économie de Hearst. Nombreuses sont les personnes qui vinrent habiter la région dans le but de cultiver la terre. À cause de la modernisation des opérations forestières qui offraient du travail permanent aux habitants, ceux-ci délaissèrent peu à peu l'agriculture. Peu favorable à la culture, le climat de la région explique sans doute cet échec.

  • L'hôpital

Le docteur Kinsey fut le premier à pratiquer la médecine à Hearst. En 1916, il traitait les patients dans sa maison privée puisqu'il n'y avait pas d'hôpital à cette époque. La construction de notre premier hôpital fut complétée en 1920-21. On lui donna le nom de St-Paul's Hospital. Il était géré par la Women's Missionary Society et nommé d'après l'Église anglicane St-Paul d'Ottawa. En 1954, les Sœurs de la Providence achetèrent l'hôpital et on en changea le nom à celui d'Hôpital Notre-Dame. Afin de répondre aux besoins toujours grandissants de la population, un nouvel hôpital comprenant soixante-dix-neuf lits fut érigé en 1972. Les soins médicaux d'aujourd'hui sont prodigués par les docteurs Proulx, Ghali, Laflèche, Smith, Fragiskos, Lacroix et Lamontagne. Ils furent précédés par les médecins Polnicky, Gray, Samson, Okeke, Onwidiwe, Aubin, Sadozki, Quackenbush, Cain, Killingbeck, Baird, Baker, Williamson, Luttimar, William, Kennaird, Chalykoff, Margaret et William Arkinstall, Chiasson et Blank. (Nous nous excusons si quelqu'un aurait pu être oublié.)

  • Les communautés religieuses

Dans l'ordre spirituel, il convient de signaler le dévouement de cinq communautés religieuses qui ont œuvré au cours des derniers 75 ans dans la paroisse; les Religieuses de Notre-Dame du Perpétuel-Secours, les Sœurs de l'Assomption, les Sœurs de la Providence, les Sœurs de Notre-Dame-Reine-du-Clergé ainsi que des membres de l'institut séculier des Miliciennes du Rosaire.

  • Événements spéciaux

Deux événements ont marqué l'Église de Hearst en 1993 et 1994. Mgr Roger Despatie décédait le 14 mai 1993, après avoir servi le diocèse de Hearst pendant vingt ans. Les diocésains conservent le souvenir d'un pasteur qui fut toujours très proche de son peuple. Le 18 mars 1994, l 'Église de Hearst a eu le bonheur d'accueillir Mgr Pierre Fisette comme nouvel évêque du diocèse. Nous lui avons souhaité la plus chaleureuse des bienvenues parmi nous et nous l'avons assuré de notre appui dans tous ses projets. (Mgr Fisette a perdu la vie le 21 décembre 1995 dans un tragique accident de la route, avec Sœur Micheline Bolduc et le Père Viateur Allary. Le 15 octobre 1996, nous avons accueilli et célébré l'intronisation de notre évêque actuel, Mgr André Vallée.

 

 

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